Globalité

Tant d’analyses scientifiques, spirituelles, philosophiques, concentrent leur attention sur l’être humain. Pourtant l’individu n’existe pas. Parlons de Cellule Humaine. Déconnecté de ses congénères, la complexité comportementale de l’homme ne se rapproche-t-elle pas celle de la plante ?
Sans Autres, c’est l’esprit qui meurt le plus vite. Le corps survit plus longtemps. Il devient d’ailleurs facile à traiter par la médecine, n’étant plus qu’une machinerie biologique. Voici le grand bourbier de la médecine : Il a fallu, à ses débuts, séparer la biologie de la sociologie. Impossible, par manque de moyens, d’étudier simultanément les interactions des cellules biologiques entre elles, et des Cellules Humaines au sein de la société. Tout juste la médecine a-t-elle accepté, à partir du XXème siècle et du bout des lèvres, de s’intéresser à la psychologie, fine interface osmotique entre la Cellule Humaine doté de sa génétique particulière, et l’ensemble du corps social. A notre époque encore, la psychologie est le canard noir, la fleur malade du bel arbre de science dure que devrait être la médecine. La psychiatrie tente de la faire revenir dans le giron biologique à coups de fouet psychotropiques.

Une réticence aussi tenace est à vrai dire compréhensible, rempart contre la véritable erreur où s’engage la médecine : appliquer la même méthodologie pour les interactions biologiques et celles de la Cellule Humaine dans son environnement. Malheureusement, en s’arrêtant devant cette interface, la médecine boîte. Les patients se laissent convaincre d’abandonner leur psychologie pour regarder leur biologie… jusqu’à un certain point. La limite entre ce que la biologie leur a construit pour vivre, et la façon dont ils s’en servent au sein du bain environnemental, est indiscernable. Résultat : La médecine est médiocre, sauf au niveau des organes, pour changer des pièces.

D’autres thérapeutes voient l’homme dans son milieu global – ostéopathie et autres médecines alternatives -, mais n’en ont pas les moyens. Pas de méthodologie non plus. Les plus clairvoyants supposent. Les autres croient.
Tandis que les thérapeutes qui ont les moyens testent un produit chimique global dans le milieu humain, sans être certain certains de son effet sur votre milieu à vous,
mais ils vous suppositoirent quand même.

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