Le Crohn montre l’origine des rhumatismes inflammatoires

Des biologistes américains ont réussi à créer un modèle chez la souris qui reproduit les conditions exactes du développement de la maladie de Crohn humaine (affection inflammatoire chronique de l’intestin parfois très grave).
Les souris ont un gène muté, sont infectées avec un norovirus (souvent responsable de gastro-entérite chez l’homme) et on leur administre une substance toxique pour l’intestin, qui fragilise la paroi intestinale et déclenche une inflammation chronique par la flore bactérienne normale.
Quel rapport avec les rhumatismes ?
La maladie de Crohn elle-même donne fréquemment un rhumatisme articulaire, polyarthrite ou spondylarthrite.
Mais surtout, ce modèle est le prototype attendu de l’origine multifactorielle des rhumatismes inflammatoires : terrain génétique, germe facilitateur, agression initiant le rhumatisme, qui s’auto-entretient par la suite.
Avancée essentielle car si l’on tient correctement en respect la plupart des rhumatismes inflammatoires grâce aux traitements toujours plus pointus sur les rouages de l’inflammation, on ne les guérit toujours pas.
En connaître la source exacte ouvre la porte à un traitement radical.

3 réflexions au sujet de « Le Crohn montre l’origine des rhumatismes inflammatoires »

    1. Pour ceux qui ne connaissent pas Seignalet, cette excellente page résume objectivement son histoire.

      Le modèle de Crohn chez la souris apporte effectivement une base scientifique potentielle aux conceptions de Seignalet,
      mais ne valide pas pour autant son régime : Si une agression digestive est nécessaire à l’apparition du rhumatisme, rien ne dit que la réduire par la suite à l’aide d’un régime particulier permet de guérir ce rhumatisme, qui semble capable d’auto-entretien.
      Les régimes, quels qu’ils soient, n’ont jamais pu démontrer qu’ils amélioraient notablement les polyarthrites installées, tandis que les anti-TNF, qui empêchent l’emballement de la machinerie immunitaire, ont des effets spectaculaires et induisent de fréquentes rémissions durables quand ils sont donnés tôt.
      Si les régimes pouvaient démontrer une efficacité, ce serait peut-être dans la prévention des récidives après la jugulation initiale du rhumatisme et si l’on arrête tout traitement de fond.

      Cette remarque faite, rien ne justifiait le lynchage scientifique de Seignalet, malheureuse victime parmi tant d’autres de la prétention médicale, en particulier de ces cercles qui préféreront toujours enterrer profondément une pensée anti-conformiste que reconnaître que la médecine n’a tout simplement pas les moyens ou la volonté de la valider ou l’invalider.

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