mai 182010
 

Le temps est une dimension, tandis que nous le considérons comme un mouvement.
C’est pourtant faux: cela équivaudrait à dire que « la profondeur va du moins profond au plus profond ». Mais la profondeur ne se déplace pas. Elle se mesure. Le temps aussi.

Le temps est une succession d’instants, comme la suite des points d’une droite. Nous ne nous « déplaçons « pas dans le temps. Le temps applique chaque instant après l’autre. C’est aussi immuable que chaque point juxtaposé après un autre sur une droite.
Il n’y a pas, ainsi, de voyage possible dans le temps, idée qui s’enracine dans notre conception fausse d’un mouvement du temps.
Cela voudrait dire qu’une droite pourrait ne plus être une droite, mais un labyrinthe de ramifications spontanées. Mais une dimension n’a pas de comportement si fantasque.

On ne connait pas encore toutes les forces qui peuvent s’exercer dans un même instant.
Ainsi certains phénomènes semblent invraisemblablement simultanés, alors qu’ils sont séparés par des distances énormes.
Mais le temps n’est pas une dimension de l’espace géométrique.
Des évènements simultanés ne changent pas l’existence même du temps, pas plus qu’une branche perpendiculaire va soudainement changer la définition d’une droite.

Exit donc le voyage physique dans le temps.
Par contre il existe dans notre esprit, y est même remarquablement facile.
C’est l’autre temps, celui de la conscience, qui n’a rien à voir,
et c’est créer une remarquable confusion qu’avoir attribué le même nom à ces deux temps,
au point que les philosophes eux-mêmes se sont perdus dans ces concepts, certains ayant conçu des philosophies du temps subjectif, d’autres du temps de l’univers, et cherchant à les comparer !
Autant comparer une longueur d’onde de la lumière et une illumination de notre esprit…

Le temps, qui ne s’écoule pas en physique -quel serait son lit ?-,
passe vraiment dans la conscience, succession d’influx nerveux en mode « idle ».
Nous percevons cet écoulement, en effet, surtout quand le cortex est « inoccupé », qu’il n’est pas saturé de tout un tas d’informations sensorielles et langagières.

En pratique dans une situation riche en stimulations, on ne voit pas le temps passer: Parc d’attraction, discussion passionnante, film rempli d’effets spéciaux, travail stressant…
Tandis que le temps s’étire interminablement dans une salle d’attente -surtout quand les magazines datent de 10 ans-.

Paradoxalement la mémoire « archive » le temps sur des critères inverses: Elle ne garde aucun souvenir de la salle d’attente, tandis qu’un évènement à fort contenu émotionnel, passé à la vitesse de l’éclair, est remémoré parfois seconde après seconde.

Notre conscience et sa mémoire nous permet tous les voyages.
Mais si vous voulez saisir une image de vous selon le temps physique -appelons-le « temps-lumière »-,
imaginez un portrait de vous-même avec, en s’approchant, le détail de votre écheveau de neurones connectés, avec, autour de vous, les photographies de votre passé telles que vous les remémorez, celles du futur que vous espérez, et devant votre image, le puzzle de vos activités de la journée à moitié terminé.

A chaque instant, ce portrait se modifie.
Le puzzle se complète, un nouveau apparaît chaque matin,
les photographies pâlissent, changent tandis que vos souvenirs en chassent d’autres.

Cette galerie immense de portraits est la façon dont le temps-lumière vous « voit »,
une vision empruntée au physicien mais qui pourrait être celle du psychiatre,
et qui est certainement la plus libre que l’on peut avoir de soi-même.

 Posted by at 20 h 00 min

  7 Responses to “La mort d’un mythe de la science-fiction”

  1. Le tmps est un ersatz métaphysique de la mer.
    On ne pense à lui que pour vaincre la nostalgie.
    CIORAN

  2. Paris, elle ne pas tout de même pas venir pour le défilé cette pluie?

    Un article sur « le temps ».

    En principe et en lecture, rien a redire sur les descriptions proposées. Je suppose que Lao-Tseu et Socrate auraient été satisfaits.

    Vous souvenez-vous de nos professeurs de mathématique et physique qui non seulement exigeaient que nous démontrions la propriété et sa réciproque, ce qui prenait 4 heures du dimanche, mais arrivé le moment de la correction apparemment il tenait la démonstration et sa réciproque pour de l’enfantillage et leur intérêt était « les limites » de la propriété.

    En parlant et écrivant sur le temps, nous pensons à « notre temps ». Puis arrive Niels Bohr qui introduit en 1905 la physique quantique et peut-être cette phrase historique (attribuée après a tant de physiciens) « si vous avez compris ce que j’ai expliqué je vous prie de m’excuser, cela est incompréhensible. »

    Donc mon professeur de math’ elem serait extatique, le temps tel que nous le concevons est hors de validité dans la dimension quantique.

    Mieux encore, lorsque les physiciens sont fatigués et doivent écrire un article pour une revue, et sur quoi écrire, ils ne risquent pas grand chose a écrire de nouveau sur le sujet « qu’est-ce que le réel ».
    Avec la conclusion que nous n’avons absolument aucune possibilité de prouver que ce que le cerveau analyse peut être considéré comme du réel.

    Une conclusion de ce moment de fatigue est que l’espace et le temps ne sont pas un zoo dans lequel nous évoluons mais un produit du processeur que nous possédons.

    Quant aux autres dimensions, autres que le temps et l’espace, je l’écrirai lorsque l’Editeur aura payé ce merveilleux article.

    Une autre curiosité est que l’Humanité semble avoir été consciente depuis des millénaire que le temps au lieu d’être droit comme un tourne-visse semble plutôt ressembler à un plat de spaghettis trop cuits (ceux que je fais moi, réservez longtemps à l’avance auprès de mon Secrétariat, j’ai beaucoup de clients qui veulent voir si des spaghettis peuvent vraiment être si mauvais).

    Si vous vous tenez à jour vous aurez remarqué qu’enfin on reproduit cet article né en Russie et poursuivi en Allemagne? Analysant la force dite de gravitation, et observant que cette prétendue force pourrait n’être qu’une simple résultante de la thermodynamique. (et j’espère et j’espère et j’espère que jamais on ne trouvera quelque chose qui ressemble au boson de Higgs).

    A mes élèves je montre un objet qui repose sur la table et je leur demande pourquoi il ne passe pas à travers la table. Ensuite je le pousse et je demande pourquoi il se déplace. Ensuite je le tiens à la main et je demande pourquoi il tombe. Pourquoi dit-on que je suis excentrique?

    Puisque nous sommes en médecine, sommes nous conscient que nous venons d’entrer dans une nouvelle ère? Pas celle des machines de ceci et cela, pas des machines à diagnostic, pas des interventions à distance, pas des puces implantées contrôlant nos constantes, non, nous entrons dans une ère où nous considérons l’objet (le patient? le client? tout le monde? comme une « information », une base de donnée dynamique, et la médecine consiste à étudier les flots de données et qui sait, a les détourner et les retourner comme Bjorn Borg retournait un revers de Lendel avec un spin qui l’amenait en dehors du terrain.

    En physique, en mathématique, en médecine, entre collègue, après la quatrième bouteille de vin, nous nous demandons quelle confiance on peut faire à toutes ces informations que nous rassemblons et sur lesquelles nous agissons. Si la déviation de la lumière par une galaxie n’est pas une preuve de l’attraction et de la déformation du temps espace, alors comment allons nous décrire ce monde? Si une appendicite n’est pas une inflammation bactérienne mais un déséquilibre dans un champs d’information, comme une bite dans un cu-nu (désolé, vieux souvenirs d’Ecole), alors que devons nous faire?

    Alors oui remerciements à l’auteur, mais je ne veux pas être aussi pessimiste et triste que lui, il existe d’autres visions de l’Univers et de l’Uterus de l’Univers, visions que nous découvrirons.

    Entre temps, que diriez vus d’un verre de porto avec le Stilton?

    Ambabelle, http://mpr.jag-minns.com

  3. Pour l’Editeur et Propriétaire

    Je suis un Senior qui a la nostalgie du monde de l’intelligence des autres. Est-ce que je vais la trouver ici ?. Mon courriel n’est pas un secret.Les fautes orthographe font partie de sa création.

    Nils.stalbrand@numericable.com

    14 juillet, l’ombre de mon Grand Père va défiler sur les Champs Elysées au pas lent de la Légion.

    Le temps.

    Quel homme n’a écrit sur le temps?

    On pense le temps comme une règle d’écolier, de 1 centimètres a 30 centimètres avec ces saletés de millimètres qui s’effacent et cette saleté de « zéro » qui va donner tant de soucis lorsqu’on fera math’sup

    Le temps ressemble plus a une rivière qu’à une flèche avançant vers sa proie. Une rivière jeune et pleine d’énergie et d’espoir qui de collines en collines va devenir ce fleuve paisible, parfois tellement paisible qu’il en oublie qu’il doit continuer son chemin vers l’océan.

    Lorsque nous bouchonnons, si la soirée est heureuse elle aboutira dans la musique et la danse. Et un jour vous lirez un texte qui vous demande:

    Qu’est-ce que la Musique?

    Et vous êtes perplexe, cela semblait évident, la musique c’est la musique.La musique et le temps, deux mots pour un même mystère.

    Tout ces mots pour en arriver au temps de Charles Munch et Claudio Arrau.

    Il n’est pas impossible que ce soient des mots qui n’éveillent en vous aucun échos.

    Charles Munch, je l’ai connu comme Directeur (tellement plus beau que Chef d’Orchestre) de l’orchestre de Paris (et de tant d’autres orchestres).

    Dans sa maturité Charles Munch est un Grand Chef d’Orchestre parmi tant d’autres. L’orchestre de Paris n’était pas l’instrument le plus facile a gérer.

    Puis Charles Munch a vieilli et par une sorte de miracle nous avons les enregistrements (en 33 tours, vinyle) de sa dernière année. Nous découvrons un Charles Munch totalement délivré du temps, un Charles Munch aimé de son orchestre qui doit plus deviner ce qu’il dirige que le suivre. Les interprétations de la musique française deviennent des découvertes, un peu comme si on lisait le CID à la Comédie Française en n’étant pas obligé de terminer la représentation en 2 heures.

    Charles Munch et l’orchestre de Paris dans sa vieillesse, c’est comme une Dame qui a porté à son doigt un diamant magnifique mais qui se rend compte que le porter à son doigt est un asservissement, et prend le diamant et cherche toutes les couleurs dans les rayons du soleil. On dit, et pourquoi est-ce que cela ne serait pas vrai, qu’à le fin de l’enregistrement, l’orchestre pleurait. Charles Munch était sorti du temps et si vous voulez être médical et réaliste, comme nous autres gagas séniles, le temps est devenu un méandre paresseux oublieux de son devoir de rechercher l’océan et uniquement préoccupé de se livrer au jeu des ombres et des lumières avec le soleil, uniquement occupé à jouer avec les nuages et la brume pour créer ces fantômes glissant à la surface de l’eau comme la caresse de la main d’un homme vieillissant sur la peau de la femme aimée.

    Est-ce que j’ai oublié Claudio Arrau? Qui ne nous ayant aimé la musique et ayant eu la chance de regarder l’enregistrement de la quatrième de Beethoven par Arrau peut l’oublier. Les musicologues en parlent avec admiration, Claudio Arrau a 80 ans , les doigts sont déformés, et ces musicologues relèvent quelques notes approximatives (ce que nous appelons des fausses notes). Arrau à ce moment a totalement oublié le temps, les heures syndicales, la nécessité de terminer avant que le pompier de service s’en aille. Arrau joue et on a l’impression que chaque note n’a eu aucune note avant, aucune note après, que chaque note est un cathédrale unique. Arrau qui joue la quatrième de Beethoven, c’est un homme et une femme qui repus d’amour, laisse la main caresser ce corps merveilleux s’étonnant que ces douceurs, ces arrondis, ces courbes puissent mener au paradis. Applaudir après ce concert serait comme d’applaudir un couple qui vient de vivre le moment de l’union, seul le silence est à la mesure de ce moment hors du temps.

    Je n’avais pas l’intention d’en parler, tant a été dit à ce sujet, mais puis-je manquer de respect en oubliant Glen Gould fatigué par la maladie. Il a enregistré Goldberg dans ses vingt ans et les puristes vous dirons que c’est le vrai enregistrement de Goldberg. Puis après ses cinquante ans, Gould enregistre Goldberg et raconte une histoire tout a fait différente. Alors que le premier enregistrement est une merveille de fidélité et de richesse de lecture de la partition soutenue par la tradition, dans ce dernier enregistrement Glen Gould oublie la partition et vous raconte la fin de vie d’un vieil homme qui sur son lit d’agonisant se souvient de sa vie, de ses moments de bonheurs, de ses moment d’amour, de ses femmes, de ses tristesses, de ses abandons, de sa recherche de la sérénité, un Goldberg qui se termine par l’Aria où Bach et Gould confie son âme à dieu. Le dernier Goldberg est à la fois en dehors du temps et créateur du temps. Le temps est l’esclave qui tourne les pages de la partition selon l’émotion et le souvenir de l’artiste.

    Revenons au fait que nous sommes sur un site médical.

    C’est un étonnement perpétuel que nous acceptons sans inquiétude ni perplexité de porter en nous un trou noir comme les galaxies en porte, un trou noir qui est à la fois géniteur et destructeur.

    Nous trouvons logique et hors de questionnement que le temps va de 13 heures à 14 heures, de lundi à mardi, de l’année dernière à cette année, et nous allons au lit, nous éteignions la lumière et nous entrons avec plus ou moins de bonheur, en général avec beaucoup moins de bonheur et beaucoup d’appréhension et d’angoisse dans le monde du trou noir du cerveau. Dans ce monde le temps n’a plus aucune réalité, la logique humaine disparaît entièrement pour une autre logique, le rouge et le noir s’allient pour former des ciels où des soleils ivres gorgés de temps se déforment dessinant des messages incompréhensibles d’orgasmes qui explosent avant, après, là et autre part.

    Nous portons en nous ce monde où la logique linéaire du temps perd toute signification, où la bille que j’ai perdu en jouant avec Jojo est tout aussi dramatique et récente que la mort de mon enfant dans son lit d’hôpital.

    L’étonnement est que nous humains, portant dans notre humanité un monde étrange qui certainement n’a pas son origine dans cet univers ou hier vient avant demain, ou le départ est avant l’arrivée, ou le clou s’enfonce après que le marteau le frappe, ce monde étrange du cerveau ou hier et demain n’a plus aucun sens, où le clou s’enfonce dans la paume alors que le marteau n’est même pas visible, comment pouvons nous coexister avec ce monde qui est en dehors de toute notre logique?

    Maintenant je suis fatigué et je perds le fil de mes pensées. Que je termine en parlant de ma perplexité de la fascination du monde adolescent d’aujourd’hui pour des fantasmes délivrés du temps , fantasmes qui semblent rappeler des temps horribles où aujourd’hui se mesurait en millions d’années, si les années existaient vraiment, fantasmes où l’horreur est si proche de vous que même dans les lieux les plus surs les griffes puantes des fantasmes se saisissent de vous, sans aucune raison, comme le chat se saisit de l’oiseau, sans raison, un monde que nous humain avons connu dans une autre éternité, dans une autre dimension et dont restent encore trop de restes décomposées dont l’odeur s’attache à nos yeux comme le chardon s’attache à la fourrure du chien.

    Ambabelle, mpr.jag-minns;com

  4. bravo Nils !
    Ta prose est superbe.
    Le temps, que je calcule en paires de chaussettes (une paire de chaussettes jetée le soir sur le sol = une journée enfuie de plus) me paraitra moins terrifiant.
    Elles flotteront avec moi sur le grand fleuve qui lave tout.

  5. Avez-vous déja fait cette expérience de pensée ?
    Photographier un moment précis, l’imprimer avec tous les détails dans votre cerveau, et vous projeter dans le futur d’une façon quasi instantanée ?
    Je marchais un jour sur le sentier Glissant, ancien chemin muletier qui relie le fond de la Coulée à la rivière Blanche, seul avec mes pensées.
    A un moment de la montée, fatigué et essoufflé, tenté d’arrêter là ma marche, j’eus l’idée d’imprimer l’endroit et le moment précis dans ma conscience
    et me dire que cela sera beaucoup plus agréable, au même endroit, lors de mon retour à la descente.
    Quatre heures plus tard, après une pause à l’arrivée, un casse-crôute et quelques photos de fleurs et d’arbres, je me retrouvai soudain là, au même endroit.
    J’eu le sentiment que le temps ne s’était pas écoulé, que le moment où je montai avec effort et celui, actuel, où je me laissai emporter par la descente, étaient le même endroit, dans le même temps, et que j’avais fait disparaitre comme par magie les quatre heures qui les séparaient.
    Je poursuivis donc l’expérience et m’imaginai sur mon lit de mort, pensant à cet instant précis,
    et je compris avec effroi que le temps était contractible à volonté, qu’il était une mesure de notre organisme mais pas de notre cerveau.

    • pourquoi avec effroi?
      pourquoi tant de personnes ne se rendent pas compte que le cerveau n’utilise pas la variable « temps » pour son classement?

      C’est une bonne expérience que vous avez faite.
      souvenez vous de tous ces vieux souvenirs du Lycée et de ces auteurs qu’on nous a forcé à lire, qui retrouvaient la maison de leur enfance
      et étaient effrayés, soit parce qu’elle était la même, soit parce qu’elle n’était pas la même.
      Si vous continuez votre expérience et je vous y encourage, vous devriez noter que si le lieu reste le même
      Les mesures et proportions changent.

      La Piazza del Poppolo à Rome, trente ans après faisait la moitié de la dimension
      qu’elle avait lorsque j’étais romain.

      Je vous remercie d’avoir pensé à partager cette expérience avec moi
      en fait cela touche directement votre métier
      Vous avez des patients qui ont un symptôme en commun
      « Ils ont mal »
      Ce n’est pas la peine d’en discuter avec les patients, mais dans l’expression
      Dr J’ai mal à l’épaule
      Un mot est contentieux
      C’est le mot « être » qui bizarrement en français est devenu « avoir »
      J’avoir mal à l’épaule
      Qui veut dire
      Je suis mal à l’épaule

      Ayant malheureusement été plongé dans le monde Allzheimer j’ai du faire face à l’étrange vécu des AZ
      Qui ne « sont » pas mal à l’épaule puisqu’ils ne se souviennent pas du mal d’il y a 5 secondes
      et ne projettent pas le mal qu’il vont avoir

      J’ai vu dans un film un rhumatologue travailler sur un mal à l’épaule
      Avec la technique du talk away pain
      Il manipulait microscopiquement le bras tout en échangeant des souvenirs avec le patient
      qui ne s’apercevait ni de la manip
      ni ne s’apercevait qu’il avait mal
      Dans votre métier, dans les limites de la douleur supportable
      C’est remarquable à quel point on peut antalgiquer les douleurs
      par la manipulation de l’attention et de la mémoire.
      Putain, mais qu’est-ce qu’il me prend de dégoisser sur des sujets où je suis incompétent !!!!
      Merci de m’avoir fait réfléchir

      Nils

      ps; un auteur anglais que vous ne connaissez pas qui a écrit quelques polars de l’héroïne Modesty Blaise?????
      parlait longuement de la technique de maitrise de la douleur
      par exemple par l’enveloppement de la douleur dans un drap de voleur noir
      curieusement ce matin je lisais le New York Times qui avait un longue article
      sur la différence du vécu de la douleur
      entre ceux qui souffrent atrocement
      et ceux qui par entrainement/dévotion
      ne la perçoive pas
      la base de l’article étant la perception de la douleur chez ces bizarres personnes en Indonésie
      qui se font planter des crocs de boucher dans les épaules et hisser dans les arbres;
      Essayez, cela doit être dans l’édition d’aujourd’hui

  6. Sentier Glissant -> Lit de Mort
    Un beau dérapage !
    Quand je pense à toute la marche que tu t’économises
    par un tour de passe-passe cortical…

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