Recherche médicale: Une méthodologie étroitisée

Les maladies peuvent être séparées en 2 catégories:
-Celles dont la médecine comprend réellement les tenants et les aboutissements,
avec des traitements efficaces (infections) ou non (cancer),
mais au moins sait-on où la recherche devrait intervenir.
-Celles qui sont une case où l’on jette les symptômes ressemblants du patient,
mais sans en comprendre la ou les causes initiales
(maladies dites de système, arthrose, artériosclérose, migraine…).

Bizarrement la méthodologie utilisée en recherche est la même dans les 2 catégories:
Elle est statistique, c’est-à-dire qu’elle réunit le plus possible de patients atteints d’une maladie
pour en gommer les petits écarts individuels
et déterminer son profil essentiel.

Mais si la méthode semble pertinente quand la cause est comprise,
elle est plus étonnante dans la seconde catégorie:
A-t-on bien affaire à la même maladie,
et ne dilue-t-on pas la puissance d’analyse d’un critère
si on réunit des affections en réalité différentes?

La méthodologie statistique a envahi la recherche médicale,
principalement parce qu’on a affirmé aux médecins qu’elle était infaillible
et que, n’y comprenant pas grand chose, ils ne pouvaient guère le nier.
Elle a enterré la recherche détaillée sur les cas particuliers,
c’est-à-dire tenter de comprendre chez un patient précis
pourquoi lui et pas un autre a développé cette maladie.

En recherche, il faut toujours espérer que quelques inventeurs
échappent au groupe.

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