Fév 062010
 

Le temps influence-t-il les douleurs rhumatismales?

La chair de nombreux rhumatisants crie oui
quand la science est incapable de trancher, voire,
quand l’incrédulité médicale devient elle aussi une croyance,
l’absence de preuves se transforme en « c’est peu probable »
ou « c’est très exagéré ».

Il va faire mauvais temps…

Typiquement un jeune médecin hospitalier est interrogé sur le sujet,
regarde son index bibliographique, n’y trouve rien de valide
et ignore le problème.
Son aîné, professeur émérite et vieillissant, qui ressent… intimement
les certitudes qu’il n’a pas trouvé dans ses livres,
se garde bien d’en parler de peur de paraître gâteux à son jeune confrère.

Le terme « rhumatisme » regroupe en langage populaire 2 groupes bien différents de maladies:
-Les rhumatismes inflammatoires (arthrites), possibles à tout âge (dès la naissance),
affections générales de l’organisme touchant entre autres les articulations,
-L’arthrose, ensemble d’affections locales liées au vieillissement articulaire,
chez des personnes en bonne santé par ailleurs.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est l’arthrose et non l’arthrite
qui est nettement influencée par le climat.
Influencée ne veut pas dire déclenchée: c’est la perception des douleurs qui est majorée,
l’état des articulations n’est pas objectivement modifié.

Température, humidité, pression atmosphérique, ensoleillement…
qu’est-ce qui influence les douleurs précisément?
Aucune preuve certaine, mais la « prédiction » du changement de temps par les arthrosiques semble incriminer la pression atmosphérique, qui baisse bien avant l’arrivée du mauvais temps.
Les autres facteurs n’ont pas de variation aussi constante et précoce.

La pression agit-elle directement sur les articulations?
La compression d’une zone sensible diminue la douleur,
mais la force des variations de pression atmosphérique semble bien faible pour expliquer un tel effet.
Il est possible qu’une haute pression déclenche une stimulation de récepteurs cutanés pour un effet inhibiteur de la douleur, comme le fait l’acupuncture, ou qu’il existe un effet neurologique central.
Cette question-là reste posée.

 Posted by at 15 h 34 min

  5 Responses to “Climat et rhumatisme”

  1. Il existe possiblement d’autres façons dont le temps peut influencer les rhumatismes: modifications locales du magnétisme, de la quantité de charges électriques dans l’air, etc… Aucune donnée fiable pour le moment.

    Nietzsche appelait la douleur « son chien ».
    Fidèle, indiscrète et effrontée… distrayante aussi quand elle conduit chez le médecin. Il passait sur elle ses accès de mauvaise humeur…

    On ne se penche sans doute pas assez sur les méthodes anti-douleur des autres époques.

  2. Une baignade seule, ou la natation ,aussi, nous fais du bien ;( comme humidité ya pas mieux) mais la pression de l.eau qui entoure notre corps est plus élevée que celle dans l air.Et plus froide aussi !(selon la saison biensure ) Il semblerais que le champ magnétique terrestre (et ou artificiel ) a une influence sur nous ,ok pour moi .Puisque le magnétisme est +ou – lié a l’ electricité,et que la communication interne de notre corps est basée sur la chimie et l’électricitée qui lui vari avec l’humidité,……ect ……ect… bla cé plate tout ca pour rien !!!!!

    VOILA maintnant mon idée  » par exemple ,votre chat ou chien  » nourissez le correctement et donnez l’attention qu’il lui faut (voir même vos plus cincerts sentiments) ,et il vous le rendra bien .Alors pourquoi ne ferions nous pas de même avec notre corps….??? Ps:n,oulions pas de leur donner de quoi S’amuser. Merci de votre lecture ,j’espere vous avoir rejoins et bonne santé.

  3. Il est tout a fait vrai qu’il y a une relation entre le climat et les douleurs articulaires. Je souffre de cette situation depuis 1979. Je suis capable de prédire les changements climatiques deux à trois jours avant qu’ils ne surviennent. Quand la pression diminue rapidement , la douleur est intense. La douleur est par conséquent proportionnelle à la variation de pression. Quand la pression remonte, je ne ressens rien du tout. Figurez-vous que même au Sahara, quand je sens des douleurs , je prédis le soulèvement d’un vent de sable et cela en plein été à des températures supérieures à 40°C. En hiver quand la pression atmosphérique fait du yo-yo, je souffre terriblement. Actuellement mon seul et unique remède est le voltarène que je consomme depuis plus de 30 ans. J’ai des problèmes d’estomac. Aucun autre anti-inlammatoire ne me convient. Il est vrai qu’au moment des crises, je n’en prends qu’une seule fois: un suppositoire de 100mg ou une gélule à 75 mg en 24 heures. La crise s’estompe après trois ou quatre heures. Je surpasse la météo car je ne me trompe jamais. Grace à l’intensité de la douleur, je suis capable de dire si la variation du temps sera rapide ou passagère. Aidez-moi à comprendre et quel est le traitement adéquat?

    • L’hypothèse la plus probable est un effet de compression direct de l’atmosphère sur les articulations sensibles. Nous ne vivons pas dans le vide. La compression diminue la stimulation des récepteurs de la douleur à l’expansion des tissus sous l’effet de la congestion arthrosique.
      Ce n’est pas vérifié scientifiquement.

      • Ce n’est pas qu’une question de douleur.
        A chaque changement de temps, ma femme, souffrant d’une polyarthrite rhumatoïde sévère, voit ses mains enfler du jour au lendemain. C’est flagrant. Il y a donc peut-être bien une question de capteurs physiologiques de pression mais liée à des phénomènes plus complexes impliquant directement le système immunitaire, préalablement ou non à l’action du système nerveux.

Sorry, the comment form is closed at this time.