déc 032009
 

Jusqu’à il y a une dizaine d’années, la spondylarthrite ankylosante (SPA) n’était pas jugée maladie assez dangereuse pour utiliser systématiquement des traitements de fond:
-parce que dans la majorité des cas elle est source d’inconfort quotidien davantage que de handicap sévère. Le pronostic vital n’est pas engagé.
-parce que les traitements de fond ont des effets secondaires potentiellement graves, et améliorent la maladie mais sans en supprimer tout l’inconfort.

L’arrivée des anti-TNFalpha (Remicade®, Enbrel®, Humira®…) a modifié cette équation:
-parce que beaucoup de personnes traitées ne ressentent plus aucun symptôme,
-parce que les inconvénients apparaissent, avec le recul, rares.

Des freins cependant:
-coût très élevé du traitement: x 100 par rapport à du paracétamol ou un banal anti-inflammatoire. Ce ne serait pas si important si toute la médecine n’était pas en train de faire exploser ses dépenses, obligeant forcément à définir des priorités. Regrettons l’absence de débat de société sur le sujet… qui fait continuer d’emprunter sur le compte des générations futures.
-ce n’est pas encore le traitement qui guérit la maladie: il la suspend et il faut le poursuivre des années
-les effets secondaires ne sont pas inexistants: ce sont des dépresseurs du système immunitaire, exposant principalement à des infections plus sévères.

Paradoxalement, les personnes les plus transformées par ce traitement et faisant le moins d’ennuis sont les formes les moins sévères de la maladie, alors qu’on aurait envie (et c’est la règle de bonne pratique actuelle) de le réserver aux cas sévères.
Le débat reste ouvert.

 Posted by at 6 h 35 min

 Leave a Reply

(required)

(required)

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>