Couple et instinct

Quand une fille se marie,
elle échange l’attention de beaucoup d’hommes
contre l’inattention d’un seul.
Helen Rowland

Erreur trop fréquente des couples
dans le traitement de leurs problèmes:
Appliquer un jugement moral à l’existence des instincts
et non à leur traitement par la personne concernée.

mon_prince

Ainsi la plupart des épouses développent une attitude castratrice
quand il faudrait favoriser une moralisation qui tendent vers la leur,
ou tenter de mieux satisfaire
les débordements instinctifs de leur partenaire,
ce qui les place souvent en face de leurs propres réticences,
nombre d’entre elles, malheureusement, ayant eu déjà à souffrir
de tels excès… contre leur gré,
grosse différence qui transforme un partage en agression,
un être réceptif en victime,
et le pire est sans doute, quand la morale évolue au fil du temps,
de requalifier des années plus tard l’état réceptif en victimisation,
ce qui met une sérieuse barrière à retrouver un tel état.

Inversement les maris tendent à développer une réaction de rejet
quand la conjointe laisse libre cours à son besoin d’attention,
instinct d’attente de protection pour elle et sa progéniture,
qui se fond beaucoup mieux dans la morale moderne
que le désir de large propagation de ses gènes éprouvé par le mâle,
qu’il ne peut plus satisfaire.
L’homme est devenu un chef de harde frustré,
la femme également frustrée de ne plus bénéficier du meilleur protecteur.

La solution la plus facile, pour ceux qui en ont les capacités,
est la mentalisation de ces besoins instinctifs: les fantasmes.
Leur donner une réalité satisfaisante demande un imaginaire puissant.
En être incapable conduit à vouloir leur donner consistance,
frasques extra-conjugales pour l’homme,
idéal de protecteur merveilleusement attentif pour la femme.

Ainsi, le membre insatisfait d’un couple
porte à tort un jugement moral sur un processus évolutif,
une programmation si fortement ancrée dans notre physique
qu’il faudrait s’y attaquer avec la génétique,
au risque sans doute de grands délabrements,
alors qu’en réalité le conjoint souffre d’un défaut de mentalisation
de ses propres instincts,
complémentaires de ceux qu’il voudrait extirper chez l’autre.

Ma copine rit toujours pendant l’amour…
…peu importe ce qu’elle est en train de lire…
Steve Jobs

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