Risque…

risque

… trop considéré dans l’absolu: « il y a un risque »
alors que sa relativité devrait graduer pareillement l’inquiétude.

Typiquement un patient lit la notice d’un médicament:
(presque) tous ses effets secondaires sont cités, sans préciser leur fréquence.
La lecture va les créer, pour une bonne part,
et à l’extrême va augmenter leur fréquence effective alors que certains sont exceptionnels voire hypothétiques sans suggestion !
Magie de l’effet nocebo.

Même les médecins s’y laissent prendre.
Exemple: La tension artérielle, considérée un temps comme normale jusqu’à 16, maintenant 14? Le seuil n’a qu’une signification statistique, aucune à l’échelon individuel. Et pourtant il est transformé en barrière entre « risque » et « non risque ».
En passant le seuil de 16 à 14, laboratoires et médecins enlèvent encore plusieurs dizaines de millions de personnes du vivier des « bien portants », de plus en plus désert…
Les voici avec un « risque », encore une fois paré d’un effrayant absolu,
alors que paradoxalement les accidents vasculaires attribuables à une tension entre 14 et 16 sont en fait… vraiment rares.

Mais comment réagirez-vous si l’on vous dit plutôt… pas si rares?

Il n’y a pas que les ostéopathes qui manipulent les gens.
Eux ne sont que de petits artisans…

Et tout ça n’est pas si moderne:
Dr Knock

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