L’Ordre des Médecins balaie d’un revers de plume les contrats « au mérite » pour les médecins,
au seul argument que l’intéressement du médecin est contraire à la déontologie médicale,
car susceptible d’influencer ses décisions médicales, son indépendance, et la confiance de ses patients.
De quel mérite parle-t-on?
Chacun sait le mérite inégal chez les médecins, leurs confrères les premiers,
et le grand public est ravi des évaluations d’hôpitaux et cliniques par les médias,
qui donne au moins quelques réponses à ceux qui doutent,
et incitent les évalués à s’améliorer.
Indépendance?
Difficile d’ignorer qu’elle a été jusqu’à présent fort douteuse…
vis à vis de l’industrie pharmaceutique,
mais aussi des besoins financiers propres du médecin
quand il peut s’auto-prescrire des actes.
L’indépendance est une utopie médicale,
mais ceux qui s’en rapprochent le plus
en sont généralement pénalisés financièrement.
Justice! Modifions ces règles par une évaluation réellement neutre,
sur des critères non pas de pure restriction économique
mais de productivité: Le rapport qualité/prix existe, aussi, en médecine.
L’Ordre nous a habitués à des vues courtes et conservatrices depuis sa création… à l’image de la profession?…
Conservons, oui, quand c’est le fondement de notre éthique.
N’abandonnons pas, à faire du blocage systématique,
la transformation du monde remuant de la santé
aux seuls économistes.