Déc 022008
 

Le médicament générique est-il ou non superposable à son original?
A l’évidence non,
même si sa composition et son aspect sont strictement identiques.
Effet nocebo, pabo, dépitébo…
Comment ressentir un effet identique avec une copie bon marché,
quand le simple fait de savoir ce que l’on prend, produit une grande partie de l’effet,
ce qui fait la fortune d’innombrables bonne-mine-thérapies.

…J’arrête l’herbe générique…

Même les médecins s’y laissent prendre
quand ils constatent des effets insuffisants ou adverses des génériques,
certains s’avançant à dire que l’activité pharmacologique serait différente.
Complot des industriels, les mêmes fabriquant marque et copie,
cherchant à déconsidérer en sous-main le produit le plus rentable?
Un peu risqué, non?

Le clinicien averti sait que certains symptômes sont plus sensibles à l’effet placebo/nocebo que d’autres:
douleur, humeur, sommeil, transit, sont éminents subjectifs et influençables,
davantage qu’un tracé ECG, un examen articulaire attentif, une biologie sanguine.
Cela aide à décoder l’avis du malade,
mais l’effet placebo n’a pas de frontières,
et même le double aveugle a du mal à le traquer
avec des protocoles insuffisamment stricts, des erreurs humaines et des pressions commerciales.

Reste une constante:
Même s’il s’agit d’une mauvaise opinion du produit,
la moindre efficacité du générique chez certaines personnes est bien réelle.
Affirmer la qualité pharmacologique du produit
n’est pas la bonne réponse.

La solution est de laisser les malades assumer leurs préférences
par la solution simplissime et élégante
du remboursement sur la base du générique.

Au supermarché de la santé comme ailleurs,
vous êtes libre de ne pas choisir le produit Orange
si vous payez la (modeste) différence.

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