Quel médecin êtes-vous?

4 façons de soigner: celle
-que le médecin pense la meilleure pour le patient
-qu’il s’administrerait à lui-même
-qu’il utilise pour le patient et la plus intéressante pour lui-même
-qui respecte les recommandations publiques

Colle: Tentez de les classer par leur valeur éthique

Des éléments de réponse:
1) Façon que le médecin pense la meilleure pour le patient:
Son éthique semble bonne au premier abord,
mais repose beaucoup sur la personnalité du médecin:
Imaginons que celui-ci estime qu’on dépense trop d’argent pour la santé, qu’il y a trop de vieux (!), que ce patient revendicateur ne mérite pas qu’on fasse le maximum pour lui, ou que sa carte d’aide médicale gratuite ne lui donne pas autant de droits qu’un autre…
Souvent les motifs sont plus louables: le médecin connaît son patient et juge ce qu’il est capable d’accepter (par exemple de la chirurgie ou non selon que le malade y est prêt).
Méfions-nous néanmoins des interprétations hâtives du désir des gens.

2) Façon que le médecin utiliserait pour lui-même:
On peut supposer que le médecin s’accorde quelque importance, et même si sa mentalité différe de celle du patient, celui-ci peut croire que la façon de voir du médecin pour lui-même est une bonne base.

3) Façon que le médecin utilise pour le patient et la plus intéressante pour lui-même:
Méthode frappant de façon insidieuse à la porte des cabinets médicaux, avec la pression de l’industrie pour favoriser certains produits… et pour prescrire tout court.
Problème aussi de la disponibilité du médecin: s’il est pressé et avec une salle d’attente chargée, il est tenté d’abréger la consultation, par exemple avec la prescription d’un examen complémentaire ou d’un traitement d’épreuve.

4) Les recommandations publiques:
Méthode très protectrice pour le médecin, qui le dédouane de tout reproche officiel, mais ne fait pas adopter forcément la meilleure conduite par rapport à ce qu’il sait des caractéristiques propres du patient, ni répondre à sa demande (le confort n’est pas un but très significatif dans les recommandations, il s’efface derrière le moindre risque).
Cette attitude permet des résultats statistiquement bons, mais certainement inférieurs à un affinage individuel basé sur une bonne expérience.

Mon classement par ordre d’éthique décroissante: 2-4-3
« 1 » se classe en fonction des convictions du médecin, de la 2ème à la dernière position.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *