Trop de psychotropes?
Psycho… stop?
Médicaments dans le collimateur de la presse,
nous dénonçons aussi leurs abus sur ReP.
Mais faut-il enterrer les produits,
ou la façon de s’en servir?
Les psychotropes sont d’incontournables aides
à la rupture dans une situation personnelle infernale.
Ils permettent une sorte de remise à zéro du psychisme.
Les « cures de sommeil »,
patient zombifié plusieurs jours sous perfusion,
sont sans doute sous-utilisées.
Et les électrochocs ont encore leurs partisans.
L’utilisation des psychotropes en traitement de fond est plus suspecte.
Elle confine la plupart du temps à la démission.
Médecin surchargé, mal formé à la psychothérapie,
peu enclin à étendre la consultation dans une discussion
pas mieux rémunérée que la fast-médecine d’une ordonnance bien remplie.
Un traitement par psychotropes doit faire l’objet d’un contrat.
Le terme du contrat ne peut être atteint
seulement par l’addition de pilules azuréennes.