Long risque et longue maladie

L’essentiel:
-Longue maladie: Séparons les risques des handicaps de longue durée.
-Mais est-ce bien sur les premiers qu’il faut réduire la prise en charge??

Avis de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur les longues maladies:
Sortir de l’Affection Longue Durée (ALD) les facteurs de risques et les formes peu sévères des maladies chroniques (hypertension artérielle (HTA), diabète, insuffisance rénale chronique…).
Plafonner les frais des affections sévères (« bouclier sanitaire »).

La HAS serait-elle aussi déconnectée de la réalité du cabinet médical
que les fonctionnaires du Ministère de la Santé?
Cette réalité, quelle est-elle?

A une extrémité se trouvent des personnes qui ne se sentent pas très malades.
L’HTA est une trouvaille du médecin. Beaucoup ne s’en préoccupent guère.
Ceux-là ont le plus fort risque de développer des complications.
-> Utilité majeure de l’ALD: faciliter la prise en charge de personnes qui se négligeraient,
ne se sentant pas malades et ne voyant pas l’intérêt d’y consacrer un budget,
en milieu social défavorisé.

A l’autre extrémité: des grands malades.
Qui n’imaginent pas que la société ne doive pas tout pour eux,
jusqu’à leur couper les ongles des pieds.
De grands assistés?

Le soutien aveugle et total de tous les grands malades
posait moins de problèmes éthiques quand moult jeunes bien portants
payaient les cotisations nécessaires au traitement palliatif
de quelques malheureux à l’espérance de vie limitée.
Ce n’est plus le cas.
Un grand malade peut avoir 30 ou 40 ans devant lui. Toute une carrière!
Dans un budget de santé fermé,
considérer qu’il n’y a pas de limites pour un cancéreux ou un cardiaque
revient à piocher dans d’autres budgets: prévention, lunettes, prothèses dentaires, ostéopathie…
tout ce qui est appelé « confort » et qui facilite pourtant tellement la vie.

Soigner utile n’est pas soigner moins.
Les grands malades sont comme des enfants dans un magasin de jouets,
perdant tout sens des responsabilités, brandissant leur carte d’handicapé
à chaque fois qu’ils veulent un nouveau joujou sur les étagères,
d’autant que les médecins ne sont pas les derniers à le leur conseiller,
après tout… ce sont eux qui vendent les jouets.

Ton provocateur: c’est volontaire.
Un malade qui bénéficie de la solidarité a le devoir, à ceux qui la financent,
de ne pas en abuser.
Le respect entre générations doit fonctionner dans les 2 sens.
Les jeunes, sans jamais avoir été malades,
sont déjà nantis d’une dette conséquence à cause du déficit cumulé de la sécu.
Situation superposable aux bénéficiaires des aides sociales
qui trouvent ces aides « normales » et n’hésitent pas à s’en approprier davantage.

Quand bénéficiaires et donneurs ne sont plus en contact,
il n’y a qu’un vaste système informatique dépersonnalisé
livré aux pirates.

Dette de Konk

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