Le toucher, sens méconnu

L’essentiel:
-Le toucher reste un sens basique pour beaucoup d’entre nous.
-Découvrir son étendue peut être un problème dans les traitements physiques.
-Désacralisons pour ne pas perdre une belle arme thérapeutique.

Toucher
Je vais maintenant toucher vos seins, Marie-Paule. Il le faut. J’ai parié avec Maman que je le ferai.

Chacun connaît une large gamme de plaisirs visuels, auditifs, gustatifs. Les découvertes les plus inattendues viennent de l’odorat et surtout du toucher, sens utilisés de façon quasi embryonnaire par la majorité de nos congénères.

Appuyez sur une zone musculaire de votre bras. Selon la pression exercée, vous aurez une impression de mou, ou de dur en pressant plus fort jusqu’à l’os.
Un palpeur entraîné aura la perception de l’épiderme par effleurement, puis des veines superficielles, de la graisse dermique, des fibres musculaires, des cloisons aponévrotiques…

L’amour, c’est l »explosion du plaisir du toucher.

Souci: La gamme de toucher d’un thérapeute entraîné est plus étendue que celle connue de la plupart d’entre nous par l’amour. Tout un univers pour nos capteurs de pression.

Toucher professionnel et toucher érotique provoquent le même signal nerveux.
Bien entendu les objectifs sont différents et la recherche des zones sensibles n’est pas toujours dans le sens agréable.
Mais toute zone peut être érogène, expertement stimulée.

La différence ressentie entre toucher professionnel et érotique n’existe que dans la tête du thérapeute… ou de la patiente.

Sujet vaste: De la poignée de main au toucher pelvien, il montre le peu d’aisance que nous possédons vis à vis du palper, contrastant avec la tolérance de la vision. La popularisation de l’ostéopathie débusque l’importance des tabous sur le contact, alors que la nudité ne heurte plus l’oeil.

Ne croyez pas que les thérapeutes soient fanas des papouilles!
Tout le monde n’est pas récuré en arrivant au cabinet! Mais ce n’est pas le propos.
Bien des médecins et kinés choisissent leur profession avant de réaliser ce qu’implique un examen clinique.
Palper les dessous du corps… comme si vous plongiez la main dans une boîte à surprises. C’est vivant! Le premier stage à l’hôpital départage immédiatement les futurs chirurgiens, sculpteurs de chair, des futurs radiologues, qui intercaleront la distante interface du rayon X.

La société tend à éliminer le contact.
Le prof n’aide plus les enfants à s’habiller et ne les laisse pas l’embrasser, ou est soupçonné de pédophilie.
Le médecin confie au scanner le soin de déshabiller ses patients, ou est soupçonné de voyeurisme.
Le kiné masse ou ionise selon le sexe du patient.

Le professionnel banalise le contact. Le patient le charge d’émotion. Moins et plus. Décharge électrique en vue?

Aucun problème prévisible si tout est clairement expliqué.
Voilà ce que je vais faire…
Pourquoi…
Est-ce que vous avez un problème avec ça?
Si vous découvrez un monde de sensations imprévues, incitez votre compagnon à les partager avec vous.

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