Mai 092007
 

L’essentiel:
-Une douleur peut rester incompréhensiblement forte malgré des examens rassurants
-Qu’est-ce qu’un seuil de la douleur altéré?

1ère situation: Vous avez été renversé à l’instant par un autobus. Douleur forte mais « logique »: elle vous signale ce que vous n’avez pas intérêt à bouger.

2ème situation, vous concernera mieux si vous êtes devant l’ordi: Une douleur qui dure depuis un certain temps et devient insupportable.
Faites tout ce qui est nécessaire pour en découvrir l’origine.
Mais si vous avez déjà empilé en vain beaucoup d’examens…
Le seuil de la douleur altéré est un mécanisme purement neurologique. Pas de lien avec la cause de la douleur. On ne s’habitue pas à la douleur. C’est le contraire: Les mécanismes naturels qui la rendent supportable (sécrétion d’endorphine, action des neurones inhibiteurs des voies de la douleur) finissent par s’épuiser. Le ressenti douloureux s’amplifie au fil du temps alors que la cause initiale est stationnaire, voire déjà améliorée.

Une analogie calédonienne: Le métropolitain fraîchement débarqué trouve le lagon calédonien chaud en hiver, mais ne s’y baigne plus deux ans plus tard parce qu’il est devenu glacé. Déplacement de l’échelle de base des sensations.
Le douloureux chronique devient anormalement sensible à sa douleur, ainsi qu’aux autres maux plus bénins, qu’il aurait ignoré autrement. Irritabilité croissante.
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