Mai 032007
 

L’essentiel:
•Faut-il un expert pour associer systématiquement symptôme et médicament?
•L’automédication implique des responsabilités
•La prescription médicale majore un grand nombre d’effets secondaires.
•L’automédication est bridée par la gratuité des consultations et des prescriptions
•Déremboursement nécessaire des produits de base, peu coûteux.


Argument des pour:
-Pas besoin d’expert pour utiliser des médicaments de base, dans des situations déjà rencontrées.

Arguments des contre:
-Il n’y a pas de médicament inoffensif.
-Les profanes associent symptômes et médicaments de façon simpliste, alors que différentes maladies se cachent derrière le symptôme.

Discours de Cassandre, qui ne tient pas compte de l’intérêt croissant des gens pour leur santé et la façon de l’améliorer. Choisir l’auto-médication, c’est prendre des responsabilités. Les médecins devraient s’en féliciter, quand on leur réclame des certitudes qu’ils sont incapables de donner.

Les notices des médicaments basiques peuvent, en restant simples, lister les situations de prise sans risque « important », les signaux d’alerte où il faut consulter, et leurs propres dangers.

Il n’y a pas de médicament inoffensif… et la prescription n’améliore rien, au contraire. Savoir que l’on prend un médicament « puissant » réservé au stylo du médecin peut accroître le risque d’effets indésirables! Tout dépend de la confiance placée dans ce traitement: Les chimiothérapies ont d’importants et constants effets secondaires, pourtant les patients les avalent sans discuter, voire les réclament même si elles n’apportent pas de bénéfices évidents. Leur peau est en jeu, le cheveu est une finesse. Réciproquement ceux qui ont des effets indésirables avec des produits peu agressifs… ne tirent sans doute pas grand bénéfice de ce traitement.
Les notices créant ces effets (effet nocebo), elles devraient se limiter à ceux très courants ou dangereux, conseillant de consulter dans les autres cas.
Mais surtout le fait de s’investir personnellement dans une automédication… diminue considérablement les effets indésirables.

L’automédication en France est bridée par le remboursement sur ordonnance de produits que l’on peut acheter sans. La consultation étant elle aussi remboursée, on a au total moins déboursé tout en ayant un avis d’expert et calmé son inquiétude.
Les patients autoprescripteurs sont ceux qui jugent leur temps plus précieux… que le remboursement de quelques euro (frais de transport chez le médecin déduits).
Le médecin est le grand gagnant, encaissant un acte facile et rapide (on est dans une situation gérable par auto-médication). Le patient est gagnant en apparence, mais ses remboursements étant ponctionnés sur un budget global, il serait mieux remboursé ailleurs s’il utilisait l’auto-médication. La sécu est perdante. La gestion de la santé aussi.

Solution: Dérembourser tous les produits basiques, peu coûteux de toute façon. Pour les maintenir à ce prix abordable: Concurrence commerciale. Ce qui implique une certaine forme de publicité, encadrée plus strictement que les autres. Pas de promesses fantaisistes. Obligation de signaler les dangers du médicament.

  One Response to “Pour ou contre l'automédication?”

  1. En 2015 avancées sur le thème :
    possibilité de déclarer les effet indésirables en ligne.
    Et surtout on attend pour les renouvellements qu’ils fassent comme pour la pilule des possibilités de dépannage direct aux pharmaciens pour gagner le temps de consultation et éviter certains chantages ou refus de « c’est pas son patient »…
    La pilule est accessible en ligne et une ordonnance est renouvellable en pharmacie un an.
    Donc cela va éviter des IVG, et surtout désaturer de tout ce qui n’est pas pathologique.
    Ils le faisaient pour les prothèses dentaires (si pas de chirurgie en cas de casse) et lunettes.
    Pour les petits AINS c’est quand même pratique, mais des pharmaciens refusent parfois encore de AINS locaux…

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