Fév 242007
 

L’intérêt du journal télévisé n’est pas l’information mais la propagande. Seul endroit où le spectateur est obligé de prendre connaissance de certains faits. Le lecteur abandonne vite un article qui heurte ses convictions. Le spectateur zappe moins facilement, accroché par les images. La brièveté du sujet évite la lassitude. Il est possible de lui inculquer, par petites touches, une information qu’il ne souhaite pas forcément recevoir.

Arme à double tranchant. Les ricains ont ingurgité la litanie des attentats. Ont appris la paranoïa par le petit écran. Ont soutenu massivement une guerre. Ont vu le drame quotidien pour les civils. Ont regretté… quand ils n’ont pas éteint le poste. A quel moment auraient-ils du l’éteindre?

L’éthique des journalistes est plus importante que celle des médecins. Son absence peut faire beaucoup plus de morts. Beaucoup plus de dépressifs.
Il n’y a pas d’Ordre des Journalistes. Pas d’instance éthique. Trop synonyme de censure. Pourtant il y a des règles morales reconnues. Personne n’accepterait de reconnaître qu’il fait de la propagande. Qu’il manipule les esprits.
C’est pourtant le cas quand un sujet est sur-traité. Quand une image-choc décide d’un reportage. Quand la violence suffit à rendre une histoire intéressante.

Nous comprenons en tant que parents l’importance de surveiller lectures et films de nos malléables enfants. Mais quand cessons-nous exactement d’être un enfant?

 Posted by at 5 h 41 min

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