Ostéo? Chiro? Etiopathe? Comment choisir?

Cet article ne détaille pas les différentes techniques manuelles, mais tente de vous aider à vous orienter quand on vous conseille un traitement physique.

1er point: Certains ostéopathes sont médecins d’autres non. Il est aventureux de généraliser, mais les premiers sont meilleurs diagnosticiens, les seconds meilleurs thérapeutes. C’est une question de formation. Vous prenez un risque si vous consultez en premier un ostéopathe non médecin. C’est un bon choix si vous avez un blocage articulaire, mais qui a fait ce diagnostic? Vous? Un membre de votre entourage? Une revue santé? Ne vous attardez pas si le traitement n’entraîne pas les effets souhaités. Il faut toujours préciser ce que l’on traite, dans les termes les moins ésotériques et les plus reproductibles possibles.
2ème point: Toutes les techniques marchent, aucune constamment. Le traitement manuel est une relation bilatérale: la confiance que vous mettez dans le traitement, votre détente lors de sa réalisation, sont importants au même titre que l’habileté et l’expérience du thérapeute. Rien à voir avec la prise d’un médicament, certes pas totalement dénué de personnalité (vous pouvez le considérer comme une bombe pour votre estomac) mais qui ne vous entraînera pas dans une relation inoubliable.
3ème point: Comprenons comment ça marche: Il y a 2 modes d’action principaux des techniques manuelles:
1) La stimulation réflexe: la modification du fonctionnement articulaire est obtenue par la stimulation de capteurs nerveux, de la peau, des muscles et des tendons. Un bon relacher des structures entourant l’articulation est obtenu. Le mouvement est libéré.
2) La mobilisation directe: soit sèche et rapide (le « thrust ») avec écartement brutal des surfaces articulaires traduit par un craquement (il n’y a pas d’air dans l’articulation et la dépression provoque ce bruit analogue à la décapsulation d’une canette), soit mobilisation douce et répétée. La mobilisation provoque également une stimulation réflexe des capteurs nerveux. Il y a une sorte de « remise à zéro » de la programmation locale du système nerveux.

De nombreuses techniques ont été mises au point utilisant ces modes d’action. Chaque thérapeute les adapte pour faire « sa sauce ». On est dans le domaine artistique. Aucun ne pratique son art de la même façon dix ans plus tard.
Et, de la même façon que les goûts artistiques sont loin d’être uniformes, aucun thérapeute ne plaît à tout le monde. Il faudra peut-être plusieurs tentatives pour que vous trouviez le vôtre. Surtout que le choix va s’élargir considérablement: on forme actuellement 3 fois plus d’ostéopathes que de médecins!
Votre tempérament guidera votre choix: si vous êtes nerveuse et facilement tendue, si les douleurs sont multiples et fréquentes, préférez les techniques sans manipulation (ostéopathie « douce », médecine énergétique, ostéopathie crânienne). Les séances sont plus longues mais ne heurteront pas votre sensibilité. Si vous ne faites que vous coincer occasionnellement le dos, voyez un « craqueur » qui résoudra le problème en quelques minutes.
Vous aurez vu un médecin pour confirmer le diagnostic de bénignité du trouble articulaire, si c’est la première fois que vous en souffrez. Vous n’êtes pas obligé d’avaler ses anti-inflammatoires. Souvent c’est malheureusement le seul traitement qu’il connaisse. Si vous avez la chance qu’il pratique la médecine manuelle, vous aurez diagnostic et traitement au même endroit.
L’expérience du thérapeute est importante. Mais le nombre d’années depuis lequel il est installé n’est pas un critère suffisant. Une bonne « main » s’exerce vite, une mauvaise reste malhabile après des années de pratique. La réputation locale d’un ostéopathe est le meilleur critère de choix. Ceux qui recoivent le plus d’échos sont les infirmières, pharmaciens, kinésithérapeutes classiques… et les médecins! Qui écoutent, même s’ils ont parfois des oeillères sur la médecine manuelle.

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