Face à la protestation

Pharmaciens en grève : un post calédonien, mais qui intéressera tous ceux confrontés à la désertification médicale.

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Errance libérale

Le monde libéral est caractérisé, avant toute autre chose, par une foi inébranlable en l’existence de liberté. La croyance en des qualités intrinsèques à chaque être humain, propriétaires, débouche sur la conviction que nous sommes aux commandes de la conduite de notre vie, capables de gagner ou de perdre selon notre habileté, comme si l’on passait chez un concessionnaire s’offrir une superbe voiture de course, dont les potentialités autorisent toutes les ambitions, et d’ailleurs l’attirance du monde libéral pour les belles bagnoles n’est certainement pas un hasard ;-)

C’est à la fois la plus grossière, et la plus efficace, des illusions qui propulsent l’homme dans sa réalisation personnelle.

Si nous remontons cette grosse ficelle vers le début de chaque destin, banal ou exceptionnel, nous tombons sur une loterie génétique et ses lots d’aptitudes innées, dont il est difficile de tirer une réelle fierté : c’est comme si le lot lui-même se réjouissait d’être une récompense… Vous n’existez pas encore pour porter un tel jugement. C’est la société qui le porte. Et donc, en quelque sorte, la fierté envers nos capacités est un sentiment que nous empruntons plus tard à la société, avec des critères de jugement qui auraient pu être tout différents dans une autre.
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Comment différencier une spondylarthrite inflammatoire d’une lombalgie mécanique banale ?

Situation très courante, vu la fréquence des lombalgies chroniques, et gênante quand est finalement porté un diagnostic de rhumatisme inflammatoire alors que l’on a houspillé le patient sur son hygiène de vie depuis des mois ou années, voire entamé sa réorientation professionnelle.
Les conséquences d’un retard diagnostique ne sont heureusement pas dramatiques, car les anti-inflammatoires sont toujours au moins partiellement efficaces, et souvent spectaculaires. C’est plutôt que le médecin et le patient sont gênés de respectivement en prescrire et en consommer autant, sans obtenir de guérison définitive. L’affirmation d’une spondylarthrite va au moins déculpabiliser cette situation car, contrairement aux lombalgies banales, l’utilisation au long cours des AINS est parfaitement conseillée, contre une inflammation « maladie », agressive, et non pas contre une inflammation bénéfique, tentative de réparation physiologique dans les discopathies par excès de contraintes mécaniques.  Continue reading

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Une garde-robe de personnalités

(Extrait de « l’Homme polyconscient », à paraître)

Comment se comporte la polyconscience au quotidien ?

On pourrait dire qu’elle chausse une personnalité. Chaque individu joue un rôle choisi. Si on compare la polyconscience à un orchestre, elle dévide une partition de base, qui varie selon l’environnement. Un personnage peut être affable et poli avec ses clients, emphatique et vulgaire au bistrot parmi ses amis, irritable, indifférent ou violent à son domicile. C’est pourtant la même personne, n’est-ce pas stupéfiant ?
Cet individu peut, de surcroît, se regarder dans un miroir et ne se reconnaître pleinement dans aucune des différentes personnalités qu’il endosse. Il se rassure en se disant que c’est son « caractère ». Mais que se cache-t-il derrière cette simplification grossière ? Qu’est-ce que le « caractère », ses « sautes d’humeur », et pourquoi semble-t-il que nous ayons sur lui si peu de contrôle alors que tant de fonctions corporelles nous sont accessibles ?
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Le génie de la foule

La sagesse de la foule contient un aspect décevant : Un groupe suffisamment grand devient parfaitement prévisible dans ses conclusions communes. Même s’il semble aboutir à l’option la plus juste, cela reste attaché à certains critères de jugement. La diversité s’efface à l’échelle de la foule, au profit d’un conformisme absolu.

Cela provient du fait que ses membres se comportent comme des monoconsciences. Ils se conforment à leur opinion principale, effaçant les alternatives parasites. En un certain sens, c’est un gage d’efficacité de la sagesse collective ; impossible de s’y fier si les individus étaient imprévisibles.
Pourtant, un groupe fait d’une somme de polyconscients, et mélangeant toutes ses tendances, pourrait voir celles qui sont réprimées s’additionner de façon inattendue. C’est-à-dire qu’une seconde opinion, moins gagnante chez la plupart des individus, mais présente chez un plus grand nombre, ferait au final un score plus élevé si elle ne restait pas dans l’ombre.

Nous aurions ainsi, avec une foule polyconsciente, un organisme beaucoup moins prévisible, qui donnerait de temps à autre des résultats différents d’un expert, parce qu’elle exhume la « petite idée », parfois en réalité la plus universelle, et que seul sait reconnaître celui qu’on baptise « génie ».

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Discussion avec Entero Coli

Question du Pr Schmoutt : Doit-on inclure notre flore bactérienne dans la polyconscience ? Ou encore : Doit-on discuter avec nos Enterocoli sur le siège des toilettes ?

Il est certain que « l’Homme Polyconscient » sera incomplet sans raconter la question existentielle vue d’une bactérie, son quotidien putride, ses vacances dans l’iléon, moins pollué que le caecum, son aventure aux portes de l’estomac, milieu aussi hostile qu’Hiroshima après la bombe, où ne survivent que les « irradiés » : les Helicobacter.
La fin de la vie « enterrestre » de notre bactérie survient lors du passage à travers l’anus, une brûlure par la lumière divine, tandis que les vautours — les mouches — viennent se repaître de la dépouille à la surface de l’étron mortuaire.

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Névrose et psychose en polyconscience

En polyconscience, psychoses et névroses ne sont pas fondamentalement séparées. Toutes associent des désordres structuraux et une paupérisation de la société intérieure, qui la rend facilement débordée par les situations inhabituelles et stressantes. Le Moi est affaibli au point de devenir fantomatique dans les psychoses, laissant la place à une persona unique, à l’adaptabilité sommaire, voire le psychisme n’arrive même plus à construire une persona et ce sont des psèmes élémentaires qui subsistent, ce que les psychiatres appellent une régression. Continue reading

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Sur une fusée

La nouvelle année est un moment de fête mais pourrait être, juste après, un instant de questionnement.
La plupart d’entre nous sommes emportés par le torrent de notre vie, nous n’en faisons jamais réellement le bilan, ou nous limitons-nous à des critères succincts. D’ailleurs « faire le bilan de sa vie », quand elle n’est pas terminée, est quasiment synonyme de soubresauts imprévus et pénibles. Comment se fait-il que l’on ne s’en préoccupe pas plus tôt, en bon gestionnaire ?
Ou est-on joueur, curieux de savoir où les évènements vont nous emmener ? Mais à quel point cette frivolité peut-elle se développer sans se donner la peine de regarder ce qu’elle cache ? Jusqu’où peut-on confier son destin au hasard, dans une conviction de liberté qui naît en réalité de l’échec de projets enterrés dans une antique enfance ?

Les fusées d’artifice, qui tirent le regard vers le ciel, sont peut-être l’occasion d’y déplacer son esprit, et de contempler d’en haut celui que l’on est, au milieu d’une vaste foule.
L’osmose est-elle bonne, comment peut-elle être améliorée ? Notre polyconscience est-elle en harmonie avec celle de nos proches ? Gagnerait-elle à être étoffée, si des routines ennuyeuses ou insatisfaisantes se sont installées ? Ou à être regroupée, si l’on a l’impression ne pas savoir quoi souhaiter ? Comment développer la polyconscience de nos proches ? N’est-ce pas en reconfigurant la nôtre, pour déstabiliser la représentation que les autres se font de nous, et les sortir de leur torpeur pour nous appréhender différemment ?

Offrons-nous, un instant, une journée, un effort qui n’est pas un travail, un sujet philosophique pour lequel il n’existe pas de corrigé : Quel est l’avenir de ce Moi ?

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De l’écrivain à l’aliéné

Il est facile de regarder vivre la polyconscience chez un scénariste ou un écrivain.
Peut-on penser que les personnages créés dans son histoire ne sont que des représentations tenues à distance de son propre psychisme, pas davantage intégrées à lui que la forme de son nez ? Continue reading

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Blinder Based Medecine : Le régime qui booste le cerveau

Étude de Maret Trabet, université d’Oregon, parue dans Neurology : « relève les effets positifs d’un taux sanguin élevé de vitamines B, C, D, E et d’oméga 3 sur les performances cognitives » et conclue que ces résultats « montrent clairement que l’activité biologique et neurologique est associée à des taux de nutriments dans le sang ».
L’étude a concerné 104 sujets, moyenne 87 ans. « Les personnes avec les meilleurs résultats cognitifs consomment régulièrement poisson, fruits et légumes apportant des vitamines B, C, D et E. A l’inverse, un taux élevé d’acides gras produits lors de la friture des aliments et présents en quantité dans les aliments vendus dans les chaines de restauration rapide est associé aux plus mauvaises performances cérébrales » (Science & Avenir).

Les taux de vitamines sont-ils cause ou conséquence des performances cérébrales différentes ? Rien ne permet de le savoir. Il existe déjà une forte publicité sur les critères de « bonne » et « mauvaise » alimentation. Les personnes les plus éduquées en tiennent davantage compte que les autres, qui fréquentent les fast-food également pour une question de finances.
Cette étude, sans même parler de son faible effectif, n’a donc aucune valeur. Il aurait fallu, pour qu’elle soit recevable, qu’elle concerne des gens n’ayant pas le choix de leur alimentation, par exemple parce qu’ils sont confinés dans un milieu géographique n’offrant pas d’alternative.
Aurait-on d’ailleurs découvert que les populations se nourrissant naturellement de fruits et légumes sont plus performantes cérébralement que celles qui baignent dans la friture ? Pas à ma connaissance.
Il faudrait également, avant de tirer la moindre conclusion, inverser le régime des personnes étudiées et constater si leurs performances évoluent dans le sens attendu…
Étude pilotée par une certaine industrie de la « bonne bouffe » ?

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Maladies de la dédifférentiation

L’évolution bataille avec nos choix sociaux, parfois d’une façon très sournoise.
Prenons par exemple la sensibilité au stress. Il est probable qu’elle soit un avantage évolutif, et même que l’excès de susceptibilité au stress, rencontré dans le sexe féminin, soit un progrès évolutif.

La différentiation sexuelle fut le starter de la biodiversité. La recombinaison des patrimoines génétiques devint facile et féconde, avec ses ratés, mais aussi ses nouveautés compétitives, sélectionnées par la concurrence dans le milieu.
La différentiation s’est accompagnée d’une spécialisation des sexes. Dans l’espèce humaine, la femme, admirablement conçue pour la fabrication et l’élevage de la progéniture, est moins performante pour guerroyer, courir et chasser la nourriture. Quand un groupe de primates est en situation de danger, les mâles s’interposent, tandis que femelles et petits dégagent le terrain. Les plus sensibles au stress sont ici les plus adaptées. La femelle qui se moquerait du danger ou chercherait à l’affronter directement aurait peu de chances d’y survivre bien longtemps. Sa disparition est plus grave pour le clan que celle d’un mâle, fertilisateur de nombreuses femelles, tandis que celles-ci ne portent qu’un enfant à la fois.
Une femelle particulièrement sensible au stress tient les aptitudes protectrices des mâles en éveil. Elle est un avantage pour le groupe.

La société moderne ayant défini d’autres critères, avec une dédifférentiation des sexes et une égalisation des tâches, la sensibilité exacerbée au stress est devenue un désavantage social. Notons que les femmes ont récupéré beaucoup de contraintes masculines sans s’être débarrassées des leurs. Elles se trouvent dans une situation ambivalente, où la sensibilité et la richesse des émotions restent un avantage pour la progéniture, dont il faut toujours se préoccuper, mais sont aussi un handicap dans une société productiviste, peut-être tout autant génératrice de stress que l’étaient nos anciens prédateurs. La réussite sociale ne peut plus se faire qu’au détriment de l’attention portée à la progéniture, au lieu de passer par elle.

Est-il surprenant dans ces conditions que soient apparues des maladies spécifiques de l’excès de stress féminin ?
Mais plus encore, n’est-il pas dommageable que la société ait transformé en maladie une caractéristique qui ne l’a jamais été, qui fut au contraire une qualité, sans doute encore programmée, d’une façon ou d’une autre, dans notre génome et notre comportement ?

sur une idée de Guy Southwell

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La voie de la documentation des autres

La plupart des mal-êtres prolongés proviennent d’une difficulté à relier les évènements de la vie. Malheurs et déceptions, considérés dans une perspective rétrécie, accentuent leur effet péjoratif, mais les réussites sont également concernées, car elles prennent trop d’ampleur, et font le lit de déceptions futures.
Les thérapies actuelles du mal-être se rangent en deux catégories :
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Quel empirisme pour la médecine ?

Au siècle dernier coexistaient encore deux médecines, celle qui considère tout patient comme fondamentalement bien portant — en tenant compte d’une variabilité des qualités individuelles nécessaire à la diversité —, et mis en difficulté temporaire par la maladie, l’autre, qui regarde avec suspicion le même patient, persuadée que sa bonne mine n’est que temporaire et que tout, à l’intérieur, est prêt à dérailler.
La science de la prédiction du risque, apanage de la seconde, a provoqué l’extinction de la première médecine, dont l’objectif n’était pas d’éradiquer la maladie mais d’aider et d’améliorer les méthodes utilisées par le corps pour s’en débarrasser.
Derrière la nouvelle médecine se profile l’idéal que nous voguions à bord d’un véhicule corporel inaltérable et éternel, idéal déconnecté du fait que nos intentions profondes s’enracinent dans notre faillibilité et notre impermanence. Notre désir de s’améliorer, de se reproduire, de transmettre notre conscience dans des écrits ou une progéniture, tout ceci est ancré dans une biologie que certains peuvent considérer comme imparfaite et défectueuse, mais qui a fait de nous cet exceptionnel animal intelligent. Sommes-nous certains de faire mieux que la Nature en nous supprimant toute difficulté ? L’insatisfaction peut-elle être éradiquée sans que nos motivations en soient touchées ?

L’homme a déjà commencé à se modifier sans bien comprendre ses ressorts intimes.
Le bon empirisme de la médecine, en attendant le succès de telles recherches, n’est pas de supprimer les obstacles mais d’aider au mieux à les surmonter.
C’est ainsi que nous avons toujours avancé en étendue de conscience autant qu’en santé.

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Sacrée Vie

L’existence de morts émouvantes indique une erreur conceptuelle dans le diktat de la Vie Sacrée.

Eviter la mort anonyme est plus important que garder la vie sacrée.

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Justice !

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Où sont les malades ?

Mon avenir de médecin me semble compromis : Je ne reconnais plus de « malades ». Je ne croise que des gens insatisfaits de leur état, et ainsi ils ne semblent pas faire partie d’une catégorie si particulière, justifiant ce terme repoussant de « malade ».
Pire, l’insatisfaction me semblant un ingrédient indispensable du bonheur, ces gens me semblent en bon état quand ils se plaignent. Les seuls vrais malades rencontrés, finalement, sont ceux qui répondent à tout par l’indifférence. Des corps déshabités. Les véritables, mais heureusement rares, dépressifs.
La dépression : un évanouissement de l’esprit. Comment faire repartir un être quand la courroie de transmission est rompue ? Heureusement une rupture vraie, biologique, irréparable, n’est pas le cas le plus fréquent. Généralement une pluie de déceptions a lentement grippé les engrenages, a fini par former une gangue de rouille et de cendres. Au fond, si l’électroencéphalogramme n’est pas plat, persistent toujours quelques braises.

N’attaché-je aucune importance aux maladies organiques ? On se penche certainement trop sur elles quand on fait de la santé un but et non plus seulement un moyen de vivre.
Si nous ne sommes pas de simples plantes, la vie est un espace de temps propre à établir quelques réalisations. Il faut déjà en consommer une bonne partie pour s’en rendre compte : Nous démarrons sur un mode vierge et quasi-végétatif. Heureusement que l’instinct commande à notre mère d’identifier un fragment de merveilleux dans ce petit être informe qui émerge de son ventre, sinon nous irions probablement, toujours attachés au placenta, directement dans le sac-poubelle.
Ce n’est d’ailleurs pas la moindre des complications de l’accouchement par le siège, que ce soit une paire de fesses qui émerge en premier, à la place d’une tête, traduisant une maigre dotation en conscience.
Où se cacher quand votre premier cri a été un gaz ?
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Qu’est-ce que le délire ?

La définition du délire est, en principe, quand rêverie et imagination nous éloignent de la réalité, et que nous continuons malgré tout à y engager notre croyance qu’il s’agit de la vérité.
L’Homme, d’après ces termes, est un être fondamentalement délirant. Tous, en effet, nous utilisons des systèmes d’illusion plaqués sur la réalité, qui s’en rapprochent plus ou moins mais ne peuvent y coller tout à fait, ne serait-ce que par l’obligation de respecter l’organisation sociale, qui est pragmatique et non réaliste.

Le délire pathologique n’existe ainsi que du point de vue des autres, et plus précisément quand une majorité des autres tombe d’accord pour le définir ainsi. La méthode utilisée est d’indiquer la limite où le délire perd sa cohérence et est défavorable à son auteur. Mais évidemment ces conséquences sont appréciées dans un système de règles et d’organisation sociale spécifique, que respecte la majorité des autres. Nous l’avons appelé la panconscience.

En polyconscience, le délire peut être précisé comme une faiblesse de cette panconscience. Continue reading

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Physique-études

N’est-il pas incongru que l’on ait créé une branche sport-études pour des jeunes qui vont chercher à raccourcir de quelques secondes leur temps aux 100m, et qu’aucune éducation physique particulière n’accompagne ceux qui vont se diriger vers un métier éprouvant pour l’appareil locomoteur, en raison des charges, des postures et des machines impérieuses qu’ils vont affronter ?
La retraite d’un sportif professionnel survient vers la trentaine, celle d’un travailleur manuel à 60 ans ou plus, avec la certitude que son aptitude aura commencé à décliner bien avant.
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La théorie de la relativité médicale

La médecine, en matière scientifique, est arrêtée à la théorie de la relativité générale. Elle a identifié des corpuscules-maladies, qu’elle a nommées, mais dont il est impossible de définir la position exacte : Il n’existe pas de cas clinique réel qui puisse être défini comme la référence formelle pour chacune.
Malgré tout la science médicale place la définition de la maladie sur cette case de départ, et analyse ses multiples trajectoires, pour tenter de déterminer la plus probable, et éventuellement la corriger.
La physique quantique, qui s’est imposée au-delà de la relativité générale pour expliquer l’infiniment petit, est capable de prédire l’état final d’un système avec une grande finesse.
L’individu malade au sein du système de santé est – notre amour-propre peut-il s’en remettre ? – proche lui aussi de l’infiniment petit. Las, la médecine, avec ses outils de statistique générale, est bien incapable de déterminer aussi précisément l’état final du patient.

D’autres outils théoriques existent. Malheureusement, à l’instar de la théorie des cordes qui a dévoré pendant vingt ans, en vain, les ressources de la physique théorique, la statistique générale phagocyte tous les moyens de la science médicale,

tandis que le malade-corpuscule, incompris, attend quelques certitudes sur son devenir.

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Transhumanisme

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