Ce blog vous a habitués aux digressions fort peu rhumatologiques… Voici des extraits de la page « Trucs de médecine familiale » sur la section adhérents du site :
Pourquoi bébé pleure-t-il ?
Est-il souffrant, s’est-il blessé, fait-il juste un « caprice » ? Les parents sont souvent désorientés devant les pleurs de l’enfant quand ils n’ont pas une explication simple, et ceux qui les ignorent devraient peut-être se poser davantage de questions : combien d’enfants font-ils une paracentèse spontanée parce que personne ne se soucie de savoir si leurs cris proviennent d’une otite ?
Un guide simple :
-un bébé qui pleure les yeux fermés, serrés, souffre d’un problème intérieur : la vue ne lui sert à rien ; la fréquence de ses cris et la difficulté à le calmer reflète l’urgence du problème ; certains ont le bon réflexe de se tripoter l’endroit pénible, l’oreille en particulier ; pour les autres il faut examiner les tympans, la bouche, l’abdomen.
-un bébé qui pleure les yeux entrouverts est en colère ; la stratégie tentée pour obtenir l’objet de son désir (une tétée, un jouet…) n’est pas un succès ; il revient à la plus simpliste : le cri ; mais il ne se coupe pas du monde : il veut en apercevoir le résultat.
-un bébé qui pleure les yeux écarquillés a peur ; il a été agressé par une cause extérieure ; la vue est essentielle pour prévenir du retour de l’agression. Vérifiez l’entourage : objets dangereux, autres enfants présents, animaux, etc…
Bébé : pourquoi le câliner, le masser ?
Avant tout parce que c’est instinctif et que l’instinct a toujours une nécessité ; il est heureusement soutenu par le fait que sa satisfaction nous apporte du plaisir : pas besoin de se forcer !
Plus scientifiquement, bébé a besoin d’un grand nombre de stimulations pour se développer, pour faire le tri dans les innombrables possibilités que lui offre son cerveau à la naissance, qu’elles soient adéquates ou crétines (d’où l’adage : « Nous naissons tous fous, très peu le restent »). Les stimulations sensorielles sont les plus importantes car elles créent un lien efficace avec l’extérieur. La vue est bien sûr un organe essentiel, mais peu discriminant à la naissance trop de formes et de couleurs ; difficile d’y comprendre quelque chose ; la vue « parle en chinois » au bébé. Le toucher, dont l’importance diminuera par la suite, est un sens très important à ce stade, plus simple à analyser. Il est le premier à se développer pendant la vie foetale, entre la 8ème et la 14ème semaine après la conception. A la naissance, l’enfant est particulièrement réceptif à la stimulation par ce moyen.


La parution d’un dossier sur le sujet par Science&Avenir me fait ressortir cet article écrit il y a plusieurs années mais que, par distraction, je n’avais pas envoyé sur le blog. Il n’y a rien à y changer et il est plus avancé que son homologue de Science&Avenir, s’appuyant sur des théories neuroscientifiques de l’esprit plus précises, et abordant les techniques non médicamenteuses.
Le pire n’est sans doute pas un refus systématique, comme peut le faire une mère colérique : cela nous oblige à un comportement différent, qui menace certainement notre tendresse envers le monde mais pas notre assurance : d’une façon moins adoubée par la morale, nous avons néanmoins trouvé une conduite adaptative. Le pire est un résultat imprévisible de nos tentatives, obtenu auprès d’un parent lui-même incertain et inquiet. Le monde apparaît chaotique ; impossible d’en établir une représentation. Dès lors nous risquons, toute une vie durant, d’avancer à pas comptés.
Rien de nouveau pour les gens bien informés. Nous pourrions même dire les choses plus simplement : l’être humain est programmé génétiquement pour mourir, par le ralentissement des processus de renouvellement, et par le biais du cancer en particulier (L.A. se trompe là-dessus : ce n’est pas 1 personne sur 4 qui fera un cancer, mais toutes… si une autre défaillance ne les emporte pas avant). Comme il est probable que nous serons prochainement capables de bricoler nos gènes, nous pourrons inhiber ceux qui nous empêchent de nous réparer. L’immortalité est là, et cela fait une quinzaine d’années qu’elle est sortie du domaine de l’impossible. Elle existe déjà dans la nature : une méduse caraïbe est capable de contrôler ses gènes pour revenir à l’état de spore si les conditions locales ne sont pas favorables. Imaginez : notre vie est ratée, alors nous décidons de redevenir bébé et de nous faire adopter dans une autre famille !
Autrement intéressante, et non abordée, est la question de savoir ce qu’on va faire de l’immortalité :
Mais est-elle toujours réussie ? Faut-il converser ?
Sur un cas individuel, il est bien difficile d’affirmer que la réponse est négative.


La déviance est-elle toujours à 90° ?