La croissance embryonnaire du cerveau
tend à mettre en place le maximum de liaisons synaptiques possibles,
avec des variations individuelles d’origine génétique.
Par la suite, apprendre est stabiliser des combinaisons synaptiques pré-établies,
et simultanément en éliminer d’autres. Continuer la lecture →
C’est un lieu commun de dire que la vieillesse ne réside que dans son propre esprit.
Parfois, il va jusqu’à nier le chemin parcouru,
parce qu’il n’avance plus…
Le vieillissement est une avancée dans 2 dimensions du temps,
le Temps classique, battement inexorable de métronome astronomique qui engloutit dans la nuit chaque journée après l’autre,
et le temps circulaire, cette petite valse de votre esprit qui se tourne tantôt vers le passé, tantôt vers l’avenir,
qui prélève dans l’un, pour modifier l’autre.
Certains marchent à reculons, contemplant les lumières brillantes du passé,
tournant surtout le dos à un futur fragmenté
qui ne cache plus guère l’affreuse pâleur clinique du néant.
D’autres continuent à courir avec ardeur vers le futur,
sans réaliser que depuis longtemps, ils tournent en rond.
Echappez-vous sur la dimension du temps circulaire,
ce derviche qui vous fait goutter, à chaque fois,
quelques minutes d’immortalité.
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Publié dans Humour, Presse
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Comment expliquer que des patients présentent des examens avec des lésions dégénératives beaucoup plus sévères que d’autres sans s’être plaint davantage au fil des années ?
La 1ère réponse qui vient à l’esprit est qu’ils ont une hérédité différente. Oui, mais pourquoi n’ont-ils pas ressenti cette différence génétique avec les conséquences très visibles en termes de détérioration qu’elle implique ? Continuer la lecture →
« Vous n’aimez pas beaucoup les psychiatres, semble-t-il… Avez-vous eu une expérience personnelle pénible avec un psy ? »
Non. Je n’ai jamais jugé les psy qu’à travers leur littérature et leur travail chez des gens que je fréquentais au moins aussi souvent qu’eux.
En une seule occasion j’ai eu à parler avec l’un d’entre eux d’un problème qui me touchait de près : Continuer la lecture →
Des biologistes américains ont réussi à créer un modèle chez la souris qui reproduit les conditions exactes du développement de la maladie de Crohn humaine (affection inflammatoire chronique de l’intestin parfois très grave).
Les souris ont un gène muté, sont infectées avec un norovirus (souvent responsable de gastro-entérite chez l’homme) et on leur administre une substance toxique pour l’intestin, qui fragilise la paroi intestinale et déclenche une inflammation chronique par la flore bactérienne normale.
Quel rapport avec les rhumatismes ?
La maladie de Crohn elle-même donne fréquemment un rhumatisme articulaire, polyarthrite ou spondylarthrite.
Mais surtout, ce modèle est le prototype attendu de l’origine multifactorielle des rhumatismes inflammatoires : terrain génétique, germe facilitateur, agression initiant le rhumatisme, qui s’auto-entretient par la suite.
Avancée essentielle car si l’on tient correctement en respect la plupart des rhumatismes inflammatoires grâce aux traitements toujours plus pointus sur les rouages de l’inflammation, on ne les guérit toujours pas.
En connaître la source exacte ouvre la porte à un traitement radical.
Publié dans Presse
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Marqué avec polyarthrite
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