Quelle est la différence entre intelligence et conscience ?

Réponse simple :

L’intelligence est la capacité de virtualiser l’information. Elle est spécifique au vivant. Tandis que la conscience est le principe de représentation. Principe universel dans la réalité.

Les deux sont intimement liés. Le renforcement de la conscience vient de son élévation sur les niveaux d’information construits par la matière, puis surtout par les réseaux neuraux. C’est cette partie supérieure de l’édifice que nous appelons ‘intelligence’.

Réponse compliquée (pour les spécialistes de la complexité) :

Intelligence et conscience sont toutes deux résultat de l’approfondissement d’une information intégrée. Cependant l’intelligence est spécifique aux réseaux neuraux et à leur capacité d’approfondir l’information de manière virtuelle, tandis que la conscience n’est pas l’apanage du cerveau ni même du vivant. C’est un principe plus transcendantal construisant la réalité.

Qu’est-ce qu’une information intégrée ? C’est un ensemble d’informations dont chaque élément dépend de l’état des autres. Cet ensemble, en tant qu’intégration, représente un niveau d’information supplémentaire. Cette représentation n’est pas une illusion immatérielle, elle est inscrite dans la réalité. Elle devient elle-même information d’un autre niveau de réalité formé de ses semblables.

L’indépendance de la représentation est attesté par le fait que différents ensembles d’informations ne modifient pas la représentation. Les propriétés de la représentation, en tant qu’élément indépendant, restent stables alors que sa constitution évolue. Le niveau de réalité supplémentaire est rigoureusement ontologique.

Une constitution changeante est transformée en un tout stable. ‘Transformée’ n’est pas le terme adapté car le tout ne remplace pas ses constituants ; il lui est ajouté, intriqué. J’utilise le terme ‘surimposé’.

C’est dans cette représentation, un phénomène ontologique, que naît la conscience. Il n’est pas besoin de lui ajouter le moindre mysticisme. La conscience est basiquement l’intégration d’un ensemble d’informations dans une représentation fusionnelle. Cela correspond exactement à notre expérience consciente.

Mais ce n’est pas un phénomène propre aux neurones. La matière construit déjà ses niveaux de représentation et donc ses couches de conscience surimposées. Les neurones ajoutent leurs propres couches en virtualisant l’information. C’est en raison de leurs propriétés particulières que les niveaux s’additionnent très rapidement. Ce n’est pas une question de nombre de neurones mais de segmentation de l’information intégrée. La théorie des graphes donne des indications à ce sujet. La segmentation et la profondeur d’information sont corrélées à la variété des signaux traités et de leurs régularités, plutôt qu’au nombre de neurones impliqués.

Cette explication rend compte que certaines aires neurales, comme le cortex, construisent une conscience de très haut niveau, tandis que d’autres (le ‘second’ cerveau intestinal) en forment bien une, mais trop frustre pour que nous puissions l’associer à notre conscience corticale.

L’intelligence devient également facile à expliquer. Elle ne varie pas selon le nombre de neurones (tous les cerveaux ont le même nombre de neurones, certains n’en possèdent parfois que 10% et développent une intelligence normale). Elle varie selon la profondeur d’information construite dans chaque domaine étudié par les réseaux neuraux.

L’intelligence est la surimposition d’un grand nombre de niveaux de représentation mentaux (de conscience élémentaire) à propos d’un sujet.

L’empilement des niveaux d’information est ce que j’appelle le Diversium pour la réalité physique (c’est un processus d’approfondissement et de diversification de l’information). La partie de cet empilement formé par les réseaux neuraux, c’est-à-dire le mental, est ce que j’appelle le Stratium (strates d’informations virtuelles).

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