Pourquoi Google n’est pas conscient ?

(Suite de l’article précédent sur conscience et intelligence)

Un niveau d’intelligence est un niveau de conscience. Pas l’inverse. Les niveaux de conscience commencent dans l’organisation de la matière (bien sûr ils ne sont pas encore la conscience telle que nous l’éprouvons) puis se virtualisent dans l’organisation neurale (partie que nous appelons également intelligence).

La conscience éprouvée, de même que l’intelligence employée, est le résultat de cet empilement de niveaux physiques puis virtuels.

L’intérêt de cette théorie est, en sus d’une explication de la conscience, de comprendre pourquoi l’intelligence n’est pas seulement une somme de connaissances. Elle est leur organisation hiérarchisée. Elle est la profondeur de cette organisation.

Par exemple une intelligence artificielle peut aujourd’hui rassembler une quantité d’informations très supérieure à l’esprit humain à propos d’un sujet particulier. Cela n’en fait pas un génie, ni une entité consciente selon nos critères. Son intelligence nous semble limitée, et c’est facile à comprendre : c’est un seul niveau d’information que l’I.A. a étendu ainsi, en augmentant l’ensemble des éléments agrégés. Elle ne les a pas fusionnés dans une information intégrée. Elle n’a pas construit de profondeur d’information supplémentaire. Or c’est l’empilement des niveaux et non leur étendue qui permet d’augmenter l’intelligence.

Ainsi constatons-nous qu’il existe des esprits très intelligents ne possédant pourtant que peu d’éléments d’information. Tandis que d’autres ont une mémoire inouïe, hébergent des dictionnaires entiers d’informations, mais ne sont pas considérés comme des intelligences remarquables.

Google est un gigantesque niveau d’information… plat. L’esprit humain est une pile très élevée d’un nombre d’informations bien plus faible.

*

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *