Comment les jeunes peuvent-ils développer la métacognition?

En résolvant les conflits de la cognition et en s’aveuglant à ceux qui leur semblent insolubles.

La métacognition n’est pas une panacée. Elle enterre des conflits mal résolus et des conceptions approximatives. S’observer en train de résoudre des problèmes peut consister à se donner l’absolution pour les résultats médiocres.

Raison pour laquelle la métacognition des adultes est d’une qualité inconstante. Elle peut empêcher de considérer des solutions qui semblent pertinentes au jeune. La métacognition tend à devenir circulaire chez l’adulte vieillissant, l’observation du soi félicitant le soi et vice versa.

Un jeune est tiraillé entre deux tendances :
1) Prendre de l’assurance grâce aux décisions prises, en s’aveuglant à leurs défauts.
2) Prendre conscience qu’un problème n’est jamais définitivement résolu, que le contexte peut inciter à changer le choix initial.

La métacognition favorise la seconde tendance mais dérange la première. Comme les deux tendances doivent s’équilibrer dans le développement personnel, il n’est pas judicieux de se remettre trop tôt ou trop radicalement en question, surtout quand c’est quelqu’un d’autre qui vous y incite. Vous y perdez alors la propriété de votre auto-observation.

Au final ce n’est pas la métacognition en général qu’il faut développer chez le jeune, mais des éléments de métacognition intéressants en rapport avec chaque contexte.

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