Utilisant le rasoir d’Occam comme guide, pourquoi n’y a-t-il pas davantage de gens pour croire que l’univers est infini ?

Votre question contient trois maladresses : d’une part le rasoir d’Occam ne s’applique qu’à des hypothèses de même valeur en compétition (la finitude de l’univers est un sujet trop spéculatif pour être éligible). D’autre part vous ne dites pas pourquoi le rasoir trancherait pour l’infini (l’infini n’est pas simple à manipuler). Enfin le nombre de personnes partageant une idée n’est pas un bon indicatif de sa valeur.

La réponse à la question « L’univers est-il infini ? » demande au préalable de définir l’univers et l’infini dont on parle. Est-ce seulement l’univers observable ? Alors il n’est pas infini. Est-ce tout ce qui existe ? Alors ne définissez-vous pas votre infini exactement comme ce « tout » ? Car si l’infini allait au-delà de cette totalité, elle n’en serait plus une. Et si le tout était « fini », dans quoi définirait-on sa finitude ?

L’affirmation « L’univers est dépourvu de fin » (déclaration sans rapport avec les infinis mathématiques) devient un pléonasme plutôt qu’une utilisation du rasoir d’Occam.

Une autre manière de répondre la même chose est de considérer l’univers dans sa dimension complète, spatio-temporelle. Déroulé ainsi, il est bien difficile de lui trouver des limites. Un « in-fini » contingenté à notre observation essentiellement transversale, nos modèles mathématiques ne fournissant que de médiocres prédictions sur l’avenir.

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