Quelle est la justification adaptative de la conscience ?

Le moteur mutation / sélection naturelle est propre à l’évolution du vivant. Ce n’est pas le principe d’organisation de toute la réalité. La conscience humaine présente des propriétés spécifiques au sein du vivant, comme les principes moraux, la réflexion sur les critères utilisés par l’évolution, la résistance au principe du « gène égoïste ». A priori elle marque la fin du paradigme adaptatif utilisé jusqu’à présent dans l’évolution de notre espèce. C’est-à-dire que la conscience humaine, si elle est survenue par hasard (par exemple suite à la fusion d’une paire de chromosomes chez un ancêtre commun avec le gorille), s’auto-justifie. Elle valide son propre intérêt en tant que mode d’organisation, de la même manière que des axiomes mathématiques vont créer un univers déductif parfaitement cohérent à l’intérieur de ce qu’ils définissent.

Cette manière de voir permet de s’échapper d’une théorie de l’évolution utilisée en dogme là où elle ne s’applique plus. Elle montre une réalité auto-organisée, débarrassée de toute « justification » vis à vis des ordonnancements qu’elle construit. Seule la stabilité apportée par ces organisations sur leurs structures sous-jacentes leur permet d’élever leur complexité.

Dans ce cadre, la conscience humaine est une organisation réussie des fonctions mentales immédiatement sous-jacentes, en particulier de la fusion entre des productions aussi contrastées que les émotions, les capacités abstractives, les impératifs corporels, les pulsions reproductives, les contraintes sociales, etc…

Synthèse encore volontiers houleuse chez la plupart d’entre nous 🙂

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